Quels sont les obligations en crèche en matière de vaccins ?

Parmi les obligations inhérentes à l’inscription d’un bout de chou dans une structure collective de garde, figure celle de la vaccination. En France, ce sont les pouvoirs publics qui fixent le calendrier vaccinal. Ce dernier a par ailleurs fait l’objet de modifications puisque 11 vaccins sont désormais obligatoires pour tous les enfants nés à partir de 2018, contre 3 pour les enfants nés avant cette date. Si le traditionnel DT-Polio contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite est en effet obligatoire pour les enfants nés avant 2018, ceux nés ultérieurement doivent être vaccinés en plus contre la coqueluche, la rubéole, la rougeole, les oreillons, les infections à Haemophilus influenzae de type B, l’hépatite B, les infections à pneumocoque et les infections à méningocoque.

Jusqu’en 2018, ces 8 vaccins étaient simplement recommandés. Ils ont été rendus obligatoires afin d’accroître la couverture vaccinale de la population, devenue insuffisante selon les autorités sanitaires. Ces dernières années, une recrudescence des cas de rougeole a notamment été observée. Or, les tout-petits constituent une population à risque du fait de l’immaturité de leur système immunitaire. En outre, la vie en collectivité contribue très largement à augmenter le risque de contamination et de propagation des maladies.

Lors de l’inscription de votre petit monstre en crèche, la présentation du carnet de vaccination est requise pour finaliser le dossier. Celui-ci doit être à jour ou régularisé rapidement dans le cas d’un rappel. Si votre enfant ne peut être vacciné pour des raisons de contre-indications médicales, un certificat devra être fourni.

Au total, les enfants nés après le 1er janvier 2018 feront l’objet de dix injections réparties sur une période de deux ans. L’ensemble de ces vaccins sont pris en charge par l’Assurance maladie à des hauteurs différentes. Le ROR (rougeole, oreillons et rubéole) est totalement remboursé tandis que les autres injections le sont à 65%. Le reste à charge est généralement couvert par les complémentaires santé.


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