Qu’est-ce qu’une micro-crèche ?

Située à mi-chemin entre la garde par une assistance maternelle et la crèche traditionnelle, la micro-crèche est une structure collective qui compte 10 berceaux au maximum. La structure ne peut pas compter plus de 10 enfants simultanément.

Considérées comme des établissements à taille humaine, les micro-crèches répondent à un besoin grandissant des parents de bénéficier de modalités d’accueil personnalisées. Regroupés au sein d’une section unique, les bouts de chou sont accueillis dès l’âge de 2 mois et demi jusqu’à leur entrée en maternelle. Ils sont encadrés exclusivement par des professionnels de la petite enfance : auxiliaires de puériculture, éducatrices de jeunes enfants et titulaires du CAP petite enfance avec deux ans d’expérience ou de l’agrément d’assistante maternelle avec trois ans d’expérience.

Contrairement à une structure plus classique, la micro-crèche n’est pas nécessairement dirigée par un chef d’établissement. Une référente technique est toutefois souvent nommée par le gestionnaire de la structure. Dans de nombreuses micro-crèches, l’équipe encadrante est ainsi complètement autonome, ce qui lui assure une plus grande souplesse de fonctionnement.

Sur le plan pédagogique, la micro-crèche dispose également d’un projet de vie instauré par l’équipe encadrante. Dans ce document, figure l’ensemble des valeurs, des principes et des règles à respecter pour favoriser le bien-être et le développement des tout-petits. Le faible nombre de places au sein d’une telle structure permet un accompagnement individualisé de chaque enfant. Le fait qu’ils soient regroupés quel que soit leur âge au sein d’une même section favorise les interactions et les échanges. Les petits prennent en exemple les plus grands et ces derniers apprennent à prendre soin des plus jeunes. C’est un système gagnant-gagnant !

Apparu au cours de ces dernières décennies, ce mode d’accueil des tout-petits qui permet de diversifier l’offre tend aujourd’hui à se développer sur l’ensemble du territoire français. Structures publiques comme privées accueillent avec bienveillance les enfants dans la limite des places disponibles. Si la tarification horaire est souvent plus élevée que dans une collectivité classique, elle fait toutefois l’objet d’une aide de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF). L’institution verse en effet ce que l’on appelle le « Complément de libre choix du mode de garde » (CMG), alloué dans le cadre de la Prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE). Le montant de cette aide est corrélé aux revenus du foyer ainsi qu’au nombre d’enfants à charge.


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